Penser à la racine. Refuser le rendement perpétuel.

NAHO est un espace d’écriture, de pensée critique et radicale porté par Steve Dubois.

Interroger ce qui épuise nos existences et abîme le vivant. Défendre le temps long, l’oisiveté féconde, le repos, la sobriété choisie et la liberté inaliénable de penser.

« Objecteur de conscience depuis mes 20 ans, objecteur de croissance aujourd’hui. »Steve Dubois

Objection de conscience

Refuser ce qui contredit sa conscience.

À vingt ans, j’ai obtenu le statut d’objecteur de conscience. Je l’ai utilisé pour refuser le service militaire.

Ce refus m’a appris quelque chose qui ne m’a jamais quitté : lorsqu’une institution exige l’obéissance, la discipline ou la préparation à la violence, la conscience garde le droit de dire non.

L’objection de conscience dépasse largement le refus de l’armée. Elle commence lorsque l’on refuse de participer, de près ou de loin, à ce qui humilie, domine, détruit ou réduit une vie au rang de chose.

Elle demande du courage. Elle suppose d’assumer les conséquences de son refus, de tenir sa position et de refuser le silence lorsque le silence devient complice.

C’est une manière de rester debout face à ce qui abîme les existences et le vivant.

Objection de croissance

Refuser que la croissance serve de mesure à nos existences.

Notre époque confond souvent croissance et progrès. Elle veut que tout produise, tout rapporte, tout s’accumule, tout se mesure.

Les corps doivent performer. Le temps doit être rentable. Les relations doivent servir. La nature devient ressource. Le repos paraît suspect. Le désir lui-même se transforme en besoin à satisfaire.

L’objection de croissance refuse cette logique du toujours-plus.

Elle défend une autre mesure de la valeur : le temps long, la présence, le lien, la sobriété, la dignité, le repos et le respect des limites du vivant.

Elle invite à consommer moins, mais mieux. À ralentir. À reprendre le droit de vivre sans devoir justifier chaque instant par une utilité, une performance ou un rendement.

C’est une objection adressée à un monde qui veut tout transformer en marchandise.

Radical

Du latin radix : la racine.

Être radical, c’est refuser de s’arrêter à la surface des symptômes.

C’est nommer la fatigue, l’épuisement et la solitude, et dénoncer aussi les mécanismes qui les fabriquent : les normes de rendement, le culte du profit, la fuite en avant consumériste.

La radicalité est une lucidité poussée jusqu’à ses conséquences.

Une ville dense et ses flux, image du productivisme

Tout produire, tout rapporter, tout mesurer.

Ce que je questionne, ce qui résiste

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Productivisme & Capitalisme

Le toujours-plus et l’injonction d’optimisation transforment nos existences, nos liens et la nature en ressources exploitables jusqu’à l’usure.

Démonter la mécanique du profit

Temps long & Oisiveté

Le repos, la paresse choisie, la lenteur et la sobriété sont des insoumissions face à l’accélération marchande.

L’oisiveté comme acte politique

Le vivant & les limites

Écouter les peuples premiers et penser depuis les limites physiques d’une planète finie pour réapprendre d’autres manières d’habiter le monde.

Revenir au monde vivant

« Un texte ou un livre donne à une pensée la durée dont elle a besoin. »
Steve Dubois, NAHO
Une forêt dans la brume

Revenir au vivant.