À propos

Objection de conscience et de croissance.

Je m’appelle Steve Dubois. J’écris sur la société productiviste et consumériste, sur le capitalisme et le néolibéralisme, et sur les limites d’une planète finie.

NAHO est la voix à travers laquelle je rassemble mes textes, mes réflexions et mes recherches.

Mon travail cherche à nommer ce qui abîme nos existences et à défendre ce qui résiste à la mesure : le temps long, la dignité et le vivant.

Steve Dubois
Steve DuboisAuteur, voix de NAHO
48 ansAuteur
À 20 ansJ’ai demandé le statut d’objecteur de conscience
Livre, blog, Substack, InstagramLieux d’expression
Le nom et le symbole

L’arbre, l’humain et le nom

En japonais classique, naho signifie « encore », « malgré tout ».

Le nom s’écrit なほ. Le symbole évoque à la fois l’arbre et la silhouette humaine : être enraciné, solide, tenir debout, rester viscéralement relié au vivant.

NAHO porte cette ténacité : continuer de penser, de nommer ce qui abîme les existences et de faire vivre ce qui ne se réduit pas à une mesure, un rendement ou un profit.

NAHO rassemble mes textes et mes réflexions. J’y nomme ce qui broie les existences et je cherche à préserver le bien commun.

Racines d’un grand arbre

Être enraciné, tenir debout.

Origines

L’enfance et les premiers refus

  • Un globe terrestre lumineux dans ma chambre
  • Une collection de timbres, de l’enfance à l’adolescence
  • Un clavier électronique, vers huit ans
  • La musique de Jean-Michel Jarre

Enfant, je percevais déjà un décalage avec le rythme qu’on me demandait de suivre. Une attention aux êtres et une sensibilité au monde vivant précédaient les mots pour les nommer.

Très tôt, une rébellion intérieure m’a accompagné, face au manque d’humanité et à l’individualisme de ceux qui protègent leurs biens au détriment du collectif.

Je collectionnais les timbres, enfant puis adolescent. La philatélie m’a fait voyager, m’a appris la géographie et les pays, et a nourri une curiosité déjà vive : imaginer comment vivaient les autres nations et les autres peuples. Cet intérêt me portait déjà vers les peuples premiers.

Un globe terrestre lumineux tournait la nuit dans ma chambre. Un clavier électronique, découvert vers huit ans, ouvrait un autre langage, porté notamment par la musique de Jean-Michel Jarre : organique, ample et sans mots.

Ces présences annonçaient le besoin de comprendre le monde et le désir de le relier à ce que je ressentais.

Objection de conscience

Refuser ce qui contredit sa conscience.

L’objection de conscience est née, dans l’histoire, du refus de participer à la guerre. Elle dépasse aujourd’hui cette origine.

Elle concerne toute situation où une personne refuse de participer, directement ou indirectement, à une violence, une injustice, une domination ou une destruction qu’elle juge inacceptable.

Objection de conscience, c’est refuser de se taire lorsque la loi, la norme, la hiérarchie ou l’habitude demandent de se soumettre. C’est refuser de devenir complice de ce qui humilie, écrase, exploite ou détruit.

À vingt ans, j’ai obtenu le statut d’objecteur de conscience. Je l’ai utilisé pour refuser le service militaire.

Ce choix a marqué une rupture profonde. Je refusais une institution fondée sur la discipline, la hiérarchie, la préparation à la violence et l’obéissance aveugle. Je refusais aussi l’idée que la soumission puisse devenir une vertu.

Ce statut n’a jamais été pour moi un simple document administratif. Il a été une manière de poser ma conscience face au monde, de dire non et d’assumer les conséquences de ce non.

Aujourd’hui, l’objection de conscience demeure une manière de tenir une position. Elle me rappelle que la dignité commence souvent par un refus.

Refuser l’inacceptable. Refuser la violence. Refuser l’humiliation. Refuser de laisser les autres décider à notre place de ce que nous devons devenir, faire ou taire.

L’objection de conscience est une forme de lucidité. Elle demande du courage, parce qu’elle oblige à regarder ce que beaucoup préfèrent ne pas voir.

Elle est aussi une manière de rester fidèle à ce qui, en nous, refuse encore de céder.

Objection de croissance

Refuser que la croissance serve de mesure à nos existences.

L’objection de croissance prolonge l’objection de conscience dans le champ économique, social et écologique.

Elle interroge une société qui confond croissance et progrès, richesse et bien-être, production et valeur. Une société qui veut que tout croisse : les profits, la consommation, la production, les performances, les ambitions, les désirs, les besoins.

Dans cette logique, les corps doivent produire. Le temps doit être rentable. Les relations doivent servir. La nature devient ressource. Le repos paraît suspect. La lenteur devient une faute. Le désir lui-même se transforme en besoin à satisfaire.

L’objection de croissance refuse cette course.

Elle refuse l’idée que la valeur d’une vie se mesure à sa productivité, à son revenu, à sa consommation, à sa visibilité ou à son rendement.

Elle refuse qu’un être humain doive justifier son existence par ce qu’il produit, possède ou consomme.

Elle refuse que le vivant soit réduit à une ressource, un stock, une matière première ou un marché.

Après avoir obtenu le statut d’objecteur de conscience, j’ai compris que le refus ne pouvait s’arrêter à la violence militaire.

Il devait aussi s’adresser aux violences plus silencieuses de notre époque : celles du productivisme, du consumérisme, du capitalisme, du néolibéralisme et de la croissance imposée comme horizon universel.

J’ai vu comment ces logiques transforment le travail, le temps, les relations, les corps et le vivant en ressources à exploiter. J’ai vu comment elles nous demandent de produire, consommer, performer et justifier notre existence.

L’objection de croissance est née de ce constat. Elle est ma manière de refuser que la croissance serve de mesure à nos existences.

Elle est un appel à ralentir, à consommer moins mais mieux, à préserver le repos, l’oisiveté, la sobriété et la dignité. Elle est aussi un refus de l’idée que tout doit être rentable, mesurable ou utile.

Elle défend une autre manière d’habiter le monde : moins avide, plus attentive, plus juste, plus sobre et plus vivante.

Cartes anciennes et timbres

Imaginer comment vivaient les autres peuples.

Trajectoire

Le travail, les traversées et la rupture

10 anspuis près de 20 ans

Du salariat à l’indépendance

Mon parcours professionnel a commencé par dix ans de salariat, avant de se poursuivre pendant près de vingt ans en tant qu’indépendant dans la communication digitale.

5 ansen parallèle

Les approches du mieux-être

En parallèle, j’ai consacré plus de cinq années aux approches du mieux-être : sophrologie, pleine conscience, respiration, yoga, compréhension du système nerveux et alimentation thérapeutique.

J’y ai accompagné des personnes et partagé des pratiques.

Le tournant

Quitter l’accompagnement

Puis j’ai quitté le mode directionnel de l’accompagnement pour consacrer toute ma place à l’écriture et à la pensée.

Reprisesaprès les ruptures

Ruptures et nouveaux départs

Un licenciement, une liquidation, des ruptures et plusieurs reprises ont déplacé mon regard.

3 ansau Portugal

Un pays de cœur

J’ai vécu trois années au Portugal, devenu un pays de cœur avec lequel je conserve un lien profond. Cette expatriation, puis le retour durable en France, m’ont appris le prix d’un changement de rythme et de territoire.

Toujours

La musique et la création sonore

La musique et la création sonore ont longtemps accompagné ces traversées. Elles restent présentes dans ma sensibilité, en retrait de mon activité publique.

Côte portugaise

Trois années au Portugal.

Engagement actuel

Ce que j’écris aujourd’hui

Mon travail se situe désormais du côté de l’écriture et de la pensée critique. J’interroge les effets du productivisme et du capitalisme sur nos relations, nos corps et la planète.

La philosophie vivante, la sociologie, l’histoire et l’anthropologie nourrissent cette recherche, avec une attention particulière portée aux peuples premiers et à la réalité matérielle d’une planète finie.

Je défends le temps long, le repos, l’oisiveté, la paresse choisie, la sobriété et la lenteur.

Ce sont de véritables actes d’insoumission et des formes concrètes de résistance.

Auteur, voix de NAHO.

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